Focus sur la greffe osseuse : tout ce que vous devez savoir !

Pour réparer le défaut esthétique d’une, voire de plusieurs dents manquantes, l’implant dentaire est la solution la plus efficace et la plus discrète. Tout à fait indétectable, l’implant dentaire nécessite une matière osseuse suffisante pour être ancré. Quand l’ossature de la mâchoire n’est pas assez abondante pour accueillir cette prothèse dentaire, la greffe osseuse s’avère alors inévitable comme le souligne le site du centre Exceldent.

Il existe plusieurs types de greffe qui permettent de s’adapter à tous les cas. De même, plusieurs types de matériaux sont susceptibles d’être utilisés selon les situations et les techniques. Il est important pour le patient de connaître tous ses matériaux et leurs spécificités, car le spécialiste lui demandera sa préférence avant d’effectuer le choix final.

Les matériaux de greffe osseuse

Le moyen le plus connu et le plus courant est d’utiliser la matière osseuse du patient lui-même. On parle alors de l’os autologue. Le spécialiste prélève une section d’os provenant d’une autre partie du corps du patient. Il arrive souvent qu’il ouvre un second site chirurgical dans la zone buccale elle-même, généralement au niveau de la mâchoire inférieure. Il ne faut pas minimiser la pénibilité ni la durée de ce type d’intervention, menée sur deux sites différents en parallèle.

Une autre option en cas de greffe osseuse est l’emploi de substituts appelés biomatériaux osseux. Cette solution a plusieurs avantages comparée à la greffe osseuse stricto sensu. L’intervention se révèle moins longue et moins lourde, puisqu’il n’y a en l’occurrence qu’un seul site chirurgical. De plus les substituts sont disponibles sans restriction contrairement à l’os autologue. Ces biomatériaux peuvent provenir de donneurs d’organe (allogènes) ou, s’ils sont exogènes, d’animaux. Dans tous les cas, une sécurité sanitaire absolue encadre évidemment leur usage.

Les procédures de reconstruction

Si le patient consulte pour une dent à remplacer mais encore en place, le spécialiste procédera à une « préservation d’alvéole d’extraction ». L’intervention consiste à retirer la dent de façon très douce et à combler le trou laissé par l’extraction avec un biomatériau. Cette méthode permet de préserver la matière osseuse pendant quelques mois et de placer, après cicatrisation, l’implant nécessaire.

Il existe également la procédure dite « de la régénération osseuse guidée » qui permet d’intervenir en cas de perte osseuse modérée. Cette technique utilise également le biomatériau, voire l’os autologue, mais sous forme de copeaux. Elle permet parfois d’éviter la greffe osseuse, chirurgicalement plus lourde.

Si la greffe osseuse est indispensable du fait d’un déficit de volume trop important, elle nécessite la transplantation d’une architecture d’os déjà mature. Ce greffon, qu’il soit autologue, allogène ou exogène, est immobilisé par le spécialiste au niveau du site à combler.

Il faut un minimum de 4 mois pour ce bloc osseux se raccorde et se soude à la mâchoire. Ce n’est qu’à ce moment-là que l’implant définitif peut être placé.